Dès lors qu’une personne travaille, des frais sociaux et financiers sont déduits du montant total perçu. Dans un contrat en tant que salarié, le traitement de ces coûts est considérablement simplifié car l’employeur se charge de la majorité des calculs et des déclarations. Les charges sociales sont déduites des fiches de paie, tandis que les charges fiscales sont confirmées lors de la déclaration d’impôt.

Cependant, ces démarches lorsque vous êtes indépendant ne sont pas identiques. Le micro-entrepreneur doit effectuer lui-même les calculs et ne rien oublier, sous peine d’être pénalisé ou, pire, d’enfreindre la loi. Les indépendants n’ont pas tous le même taux. Ainsi, les montants à reverser varient en fonction du statut : artisans, commerçants, professions libérales et micro-entrepreneurs. Pour être sûr de ne rien oublier lors de la création d’une entreprise, vitacite.fr crée des guides et donne des astuces pour mieux gérer son entreprise.

Les coûts sociaux du micro-entrepreneur

Chaque micro-entrepreneur cotise sur la base du chiffre d’affaires réalisé afin de reverser une partie aux prestations sociales. Les cotisations suivantes sont partagées par tous les indépendants : maladie/maternité, allocations familiales, CSG-CRDS et formation professionnelle. Ces coûts peuvent s’élever jusqu’à 22% du chiffre d’affaires HT réalisé par le micro-entrepreneur.

Malgré cette cotisation sociale, il convient de souligner que les indépendants ne cotisent pas à l’assurance chômage. Il est tout de même possible de conclure un contrat avec une organisation privée pour l’assurance chômage mais ce n’est pas aussi simple que de la situation de salariat.

C’est à ce moment-là que l’intérêt de pouvoir cumuler un statut de salarié et un statut de micro-entrepreneur en début d’activité prend tout son sens. En effet, cela permet d’avoir la sécurité de l’emploi tout en commençant à développer sa future activité.

La fiscalité chez le travail indépendant

L’impôt sur le revenu est prélevé sur les travailleurs indépendants. En fonction de ses revenus, il peut être soumis ou non à la TVA (certaines activités peuvent y être soumises et d’autres non). Le calcul de l’impôt dû par le travailleur indépendant est basé sur les bénéfices et diffère selon que les activités soient soumises au BA (Bénéfices Agricoles), au BIC (Bénéfices Industriels et Commerciaux) ou au BNC (Bénéfices Non Commerciaux).

La situation du micro-entrepreneur est unique puisqu’elle bénéficie d’un mécanisme plus simple pour déterminer les paiements obligatoires. Le calcul est basé sur le chiffre d’affaires total. Les charges sont payées mensuellement ou trimestriellement (selon ce que vous aviez défini lors de la création de la micro-entreprise) après la déclaration du chiffre d’affaires correspondant. Dans le cas où le micro-entrepreneur ne génère pas de chiffre d’affaires, ce dernier ne sera pas tenu de payer une cotisation.

Le taux appliqué varie selon qu’il s’agit d’une activité de prestation de services ou d’une profession libérale, ou qu’il s’agit d’achat/vente, de vente d’articles à consommer dans des établissements à licence unique, ou de prestation de services de logement.

Pour rappel, pour bénéficier de cette méthode simplifiée, le micro-entrepreneur doit avoir un chiffre d’affaires annuel limité. La barrière pour l’offre de services commerciaux, artisanaux ou libéraux, ou la location de locaux d’habitation meublés, est fixée à 70 000 euros hors taxes. Elle est de 170 000 euros hors taxes pour une opération d’achat-vente, la fabrication de biens à partir de matières premières, la vente de denrées alimentaires consommables ou la fourniture de services d’hébergement.